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Forum Internet sur les biens communs
Résumé du thème 1: Ressources communes et réduction de la pauvreté
La discussion du premier thème, les ressources communes et la réduction de la pauvreté, a suscité une douzaine d'observations, particulièrement en ce qui concerne la commercialisation de l'utilisation de ces ressources et l'accaparation par les élites des avantages apportés par cette utilisation. Les principaux points de cette discussion ont été les suivants:
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Si l'on analyse les tendances de la commercialisation de l'utilisation des ressources communes, il apparaît que des investissements de l'extérieur ont pour effet de faciliter l'accès aux institutions de l'État et aux processus de formulation des politiques et de prise de décisions, en même tant que d'aggraver la corruption et les abus de pouvoir. L'inobservation des règlements applicables et l'application partielle (ou la non application) de la législation peuvent contribuer à la fois à permettre aux élites de s'approprier les avantages découlant d'une utilisation commerciale des ressources communes ainsi qu'à la dégradation de l'environnement (comme le montrent les exemples du Pérou, de l'Indonésie et du Kenya).
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Lorsque la commercialisation de l'utilisation des ressources communes est liée à des investissements de l'extérieur dans leur exploitation, celle-ci peut apporter des avantages économiques aux populations locales, mais ces avantages vont pour l'essentiel aux investisseurs de l'extérieur. Faute d'accès au capital à une échelle suffisante, les possibilités d'investissement qui s'offrent aux populations locales sont fréquemment limitées, ce qui renforce la position des investisseurs de l'extérieur lors de la négociation d'accords avec les usagers locaux des ressources communes.
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La commercialisation des ressources forestières communes, en particulier, risque de ne présenter aucun avantage pour les femmes. En Indonésie par exemple, où les femmes jouent un rôle important dans l'agriculture, l'abattage et l'industrie du bois tendent à être dominés par les hommes. Des opérations à forte intensité de capital visant à exploiter commercialement le secteur forestier, par conséquent, détournent au profit des hommes les avantages que les femmes tiraient précédemment de ces ressources, ce qui peut avoir un impact négatif sur les moyens de subsistance des ménages.
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Il se peut également que les élites locales s'approprient les avantages provenant de l'exploitation des ressources communes. C'est ainsi qu'en Indonésie, où ce sont les chefs de village qui sont chargés de répartir les avantages reçus des investisseurs, les gains provenant de l'exploitation des ressources naturelles ne sont pas également partagés au sein des communautés. Les migrants relativement plus aisés qui vivent dans les régions où se trouvent des ressources communes peuvent être plus avantagés que les membres des communautés autochtones. D'une manière générale, cependant, les observations formulées ont relevé que les déséquilibres dans les rapports de forces sont plus fréquents entre les populations locales et les investisseurs de l'extérieur qu'au sein des communautés.
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Améliorer la sécurité de jouissance des ressources communes peut contribuer à réduire la pauvreté en limitant les empiétements sur ces ressources et en renforçant la position de négociation des populations locales vis-à-vis des intérêts de l'extérieur. L'accès aux ressources communes autres que la terre (par exemple l'eau et les pâturages) doit également être assuré dans les régions où ces ressources complètent la production locale.
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Pour les pauvres, les ressources communes sont fréquemment un filet de sécurité qui peut les mettre à l'abri d'une pauvreté extrême. Néanmoins, améliorer la sécurité de jouissance du capital naturel, en soi, peut ne pas suffire à réduire la pauvreté. L'accès à d'autres avoirs productifs - c'est-à-dire au capital humain, physique, financier et social - est également un ingrédient critique.
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