Indigenous Peoples’ Platform COP28 Call To Action

We cannot let future generations suffer like we do and call upon governments to look beyond mercantile laws and policies towards building a sustainable and resilient planet, not driven by power and money.

Distinguished delegates, 

We, the Indigenous Peoples’ Platform of the International Land Coalition (ILC), make this statement on behalf of our platform, which was created in Jordan in 2022 and brings together 33 Indigenous organizations around the world, representing nearly 2 million people. We are united by our call for the rights to our lands and territories.

The climate crisis is no longer a hypothetical future threat, but a catastrophic reality that weighs heavily on our territories and natural resources and undermines our very existence. For centuries, our lands were despoiled and our resources over-exploited as a result of polluting, market-driven policies. We Indigenous Peoples are now suffering the consequences of these more than anyone else. Rivers no longer flow, wells and lakes have dried up, forests are being uprooted and burnt, oceans are being polluted and glaciers are melting because the ties between Mother Earth and her guardians have been severed.

These are grave times and the whole world depends on us, our wisdom, and our know-how to protect the most important remaining land-based carbon sinks on our planet, restore degraded ecosystems, and preserve biodiversity. However, we will not succeed as long as colonial and neo-colonial laws and policies continue to expropriate and dispossess us from our lands and territories. Nor can we succeed when the active defense and protection of our lands and territories, as well as the assertion of free, prior, and informed consent and our right to self-determination, are unjustly labeled as terrorism, and we are marginalized and persecuted. Our leaders and members are frequently subjected to arrests based on fabricated charges and red-tagging, and in more tragic cases, we are murdered or disappeared. 

We therefore call upon governments to:

  • Respect and fully implement the UN Declaration on the Rights of Indigenous Peoples
  • Recognize the critical role that our Peoples play in protecting global carbon sinks, and support us by ensuring tenure security for our lands and territories.
  • Stand up for those of us who protect our lands from destruction and ensure the safeguarding of Indigenous, Land and Environmental Defenders 
  • Acknowledge, respect, and preserve our traditional knowledge, especially when it comes to food systems and sustainable land use practices, and respect our related rights to our seeds and our intellectual property. 
  • Not evict us from our lands and territories in the name of fighting climate change and not  mine our earth for transition minerals without our Free, Prior, and Informed Consent. When you engage us in climate finance, the same principles hold. Our right to say  no and our right to equity must be respected, just as   benefits must be shared fairly. 
  • Finally, only design national climate policies with us, for we are the guardians of these lands and understand them better than you ever will. 

We cannot let future generations suffer like we do and call upon governments to look beyond mercantile laws and policies towards building a sustainable and resilient planet, not driven by power and money. 

Protect our rights as enshrined in the UNDRIP and respect our rights to land and territories, and we will work with you to preserve our planet for future generations. 

Sincerely, 

Daniel Kobei (Ogiek) -  Ogiek Peoples’ Development Program Co-Chair Africa

Beverly Longid (Igorot) - Asia Indigenous Peoples’ Pact - Co-Chair Asia

Amina Amharech (Amazigh) - Azul - Co-Chair Europe, Middle East and North Africa

Gabriel Cuatin Cuesta (Pasto) - Red de Jóvenes Indígenas de America Latina y el Caribe - Co-Chair Latin America and the Caribbean 

Kantuta Conde (Aymara) - Co-Chair Youth - Red de Jóvenes Indígenas de America Latina y el Caribe

Pallab Chakma (Chakma) - Member, ILC Council - Kapaeeng Foundation

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Français

Mesdames et Messieurs les délégués, 

Nous, la Plateforme des peuples autochtones de la Coalition internationale pour l'accès à la terre (ILC), faisons cette déclaration au nom de notre plateforme, qui a été créée en Jordanie en 2022 et qui rassemble 33 organisations autochtones du monde entier, représentant près de 2 millions de personnes. Nous sommes unis par notre appel en faveur des droits à nos terres et territoires.

La crise climatique n'est plus une hypothétique menace future, mais une réalité catastrophique qui pèse lourdement sur nos territoires et nos ressources naturelles et qui compromet notre existence même. Pendant des siècles, nos terres ont été spoliées et nos ressources surexploitées en raison de politiques polluantes et axées sur le marché. Nous, peuples autochtones, en subissons aujourd'hui les conséquences plus que quiconque. Les rivières ne coulent plus, les puits et les lacs se sont asséchés, les forêts sont déracinées et brûlées, les océans sont pollués et les glaciers fondent parce que les liens entre la Terre mère et ses gardiens ont été rompus.

L'heure est grave et le monde entier dépend de nous, de notre sagesse et de notre savoir-faire pour protéger les derniers puits de carbone terrestres les plus importants de notre planète, restaurer les écosystèmes dégradés et préserver la biodiversité. Cependant, nous n'y parviendrons pas tant que les lois et les politiques coloniales et néocoloniales continueront à nous exproprier et à nous déposséder de nos terres et de nos territoires. Nous ne pourrons pas non plus réussir tant que la défense active et la protection de nos terres et territoires, ainsi que l'affirmation de notre consentement préalable, libre et éclairé et de notre droit à l'autodétermination, seront injustement qualifiées de terrorisme et que nous serons marginalisés et persécutés. Nos dirigeants et nos membres sont fréquemment arrêtés sur la base d'accusations forgées de toutes pièces et d'étiquettes rouges, et dans des cas plus tragiques, nous sommes assassinés ou disparus. 

Nous appelons donc les gouvernements à:

  • Respecter et mettre pleinement en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones
  • Reconnaître le rôle essentiel que jouent nos peuples dans la protection des puits de carbone mondiaux et nous soutenir en garantissant la sécurité d'occupation de nos terres et territoires.
  • Défendre ceux d'entre nous qui protègent leurs terres de la destruction et garantir la protection des défenseurs des peuples autochtones, des terres et de l'environnement. 
  • Reconnaître, respecter et préserver nos connaissances traditionnelles, en particulier en ce qui concerne les systèmes alimentaires et les pratiques d'utilisation durable des terres, et respecter nos droits connexes sur nos semences et notre propriété intellectuelle. 
  • Ne pas nous expulser de nos terres et territoires au nom de la lutte contre le changement climatique et ne pas extraire de notre terre des minerais de transition sans notre consentement libre, préalable et éclairé. Les mêmes principes s'appliquent lorsque vous nous engagez dans le financement de la lutte contre le changement climatique. Notre droit de dire non et notre droit à l'équité doivent être respectés, tout comme les bénéfices doivent être partagés équitablement. 
  • Enfin, ne concevez les politiques climatiques nationales qu'avec nous, car nous sommes les gardiens de ces terres et nous les comprenons mieux que vous ne le ferez jamais. 

Nous ne pouvons pas laisser les générations futures souffrir comme nous le faisons et nous appelons les gouvernements à aller au-delà des lois et des politiques mercantiles pour construire une planète durable et résiliente, qui ne soit pas guidée par le pouvoir et l'argent. 

Protégez nos droits tels qu'ils sont inscrits dans la DNUDPA et respectez nos droits à la terre et aux territoires, et nous travaillerons avec vous pour préserver notre planète pour les générations futures. 

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes salutations distinguées, 

Daniel Kobei (Ogiek) -  Ogiek Peoples’ Development Program Co-Chair Africa

Beverly Longid (Igorot) - Asia Indigenous Peoples’ Pact - Co-Chair Asia

Amina Amharech (Amazigh) - Azul - Co-Chair Europe, Middle East and North Africa

Gabriel Cuatin Cuesta (Pasto) - Red de Jóvenes Indígenas de America Latina y el Caribe - Co-Chair Latin America and the Caribbean 

Kantuta Conde (Aymara) - Co-Chair Youth - Red de Jóvenes Indígenas de America Latina y el Caribe

Pallab Chakma (Chakma) - Member, ILC Council - Kapaeeng Foundation

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Español

Distinguidos/as delegados/as, 

Nosotros/as, integrantes de la Plataforma de los Pueblos Indígenas de la Coalición Internacional para el Acceso a la Tierra (ILC), hacemos esta declaración en nombre de este espacio, creado en Jordania en 2022, que reúne a 33 organizaciones indígenas de todo el mundo, y que representan a casi 2 millones de personas. Nos une un llamamiento por los derechos a nuestras tierras y territorios.

La crisis climática ya no es una hipotética amenaza futura, sino una realidad catastrófica que pesa sobre nuestros territorios y recursos naturales y socava nuestra propia existencia. Durante siglos, nuestras tierras fueron expoliadas y los recursos sobreexplotados como consecuencia de políticas contaminantes impulsadas por el mercado. Los pueblos indígenas sufrimos ahora más que nadie las consecuencias de estas políticas. Los ríos ya no fluyen, los pozos y los lagos se han secado, los bosques se arrancan y se queman, los océanos se contaminan y los glaciares se derriten porque se han cortado los lazos entre la Madre Tierra y sus guardianes.

Este es un momento grave, y el mundo entero depende de nosotros/as, de nuestra sabiduría y de nuestro saber hacer para proteger los últimos y más importantes sumideros de carbono terrestre del planeta, restaurar los ecosistemas degradados y preservar la biodiversidad. Sin embargo, no tendremos éxito mientras las leyes y políticas coloniales y neocoloniales sigan expropiándonos y desposeyéndonos de nuestras tierras y territorios. Tampoco podremos tener éxito mientras la defensa y protección activas de nuestras tierras y territorios, así como la afirmación de nuestro consentimiento libre, previo e informado y nuestro derecho a la autodeterminación, sean calificadas injustamente de terrorismo, ni mientras seamos marginados/as y perseguidos/as. Con frecuencia se detiene a nuestros líderes, lideresas, y miembros bajo cargos falsos y se nos señala con etiquetas rojas, y en casos más trágicos se nos asesina o desaparece. 

Por tanto, pedimos a los gobiernos que

  • Respeten y apliquen plenamente la Declaración de las Naciones Unidas sobre los Derechos de los Pueblos Indígenas.
  • Reconozcan el papel esencial que desempeñan nuestros pueblos en la protección de los sumideros de carbono del mundo y nos apoyen garantizando la seguridad de la tenencia de nuestras tierras y territorios.
  • Defiendan a quienes protegemos nuestras tierras de la destrucción y garanticen la protección de quienes defienden a los pueblos indígenas, las tierras y el medio ambiente. 
  • Reconozcan, respeten y preserven nuestros conocimientos tradicionales, especialmente cuando se trata de sistemas alimentarios y prácticas sostenibles de uso de la tierra, y respetar nuestros derechos conexos a nuestras semillas y nuestra propiedad intelectual. 
  • No se nos desaloje de nuestras tierras y territorios en nombre de la lucha contra el cambio climático y no se explote nuestra tierra en busca de minerales de transición sin nuestro consentimiento libre, previo e informado. Cuando nos involucren en la financiación climática, se aplicarán los mismos principios. Nuestro derecho a decir no y nuestro derecho a la equidad deben respetarse, al igual que los beneficios deben repartirse de forma justa. 
  • Por último, diseñen las políticas climáticas nacionales junto con nosotros/as, porque somos guardianes/as de estas tierras y las entendemos mejor de lo que ustedes nunca lo harán.

No podemos permitir que las generaciones futuras sufran como nosotros/as y pedimos a los gobiernos que miren más allá de las leyes y políticas mercantiles para construir un planeta sostenible y resiliente, no movido por el poder y el dinero. 

Protejan nuestros derechos consagrados en la DNUDPI y respeten nuestros derechos a la tierra y los territorios, y trabajaremos con ustedes para preservar nuestro planeta para las generaciones futuras. 

Atentamente, 

Daniel Kobei (Ogiek) -  Ogiek Peoples’ Development Program Co-Chair Africa

Beverly Longid (Igorot) - Asia Indigenous Peoples’ Pact - Co-Chair Asia

Amina Amharech (Amazigh) - Azul - Co-Chair Europe, Middle East and North Africa

Gabriel Cuatin Cuesta (Pasto) - Red de Jóvenes Indígenas de America Latina y el Caribe - Co-Chair Latin America and the Caribbean 

Kantuta Conde (Aymara) - Co-Chair Youth - Red de Jóvenes Indígenas de America Latina y el Caribe

Pallab Chakma (Chakma) - Member, ILC Council - Kapaeeng Foundation

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