Chapitre

Systèmes alimentaires et agriculture familiale

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L’ILC a joué un rôle dans ces changements. Continuez à lire le rapport pour découvrir comment.

Entre 70 et 80 % des terres agricoles dans le monde sont occupées par des exploitations familiales, qui produisent plus de 70 % des denrées alimentaires à l’échelle mondiale.

Les systèmes agricoles de petite échelle doivent se montrer solides pour assurer la sécurité alimentaire de l’humanité. Pourtant, bon nombre de ces exploitants vivent à la limite ou sous le seuil de pauvreté. Les droits fonciers peuvent être la clé pour sécuriser de meilleurs moyens de subsistance pour eux et leurs familles, et préserver leurs connaissances et maintenir leur statut de gardiens des terres au cœur de nos systèmes alimentaires, pour la santé de l’humanité et de la planète.

Points notables

  • Trois dialogues indépendants ont été organisés dans le cadre du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires.
  • 19 plateformes SNE se sont mobilisées à l’occasion de la Décennie des Nations Unies pour l’agriculture familiale, et 7 pays ont adopté des politiques relatives à l’agriculture familiale par la suite.

Avez-vous remercié votre agriculteur local aujourd’hui ?

En cette période d’incertitude, les personnes pratiquant l’agriculture familiale et les petits exploitants travaillent sans relâche pour assurer l’approvisionnement des systèmes alimentaires en produits sains et durables. Partons à leur rencontre !

La Décennie des Nations Unies pour l’agriculture familiale, 2019-2028

« La Décennie est pour toutes les personnes qui travaillent dans le secteur de l’agriculture familiale et toutes celles qui la défendent. Elle n’appartient à aucun groupe d’organisations. Il existe des comités nationaux et des organisations paysannes sur le terrain, qui ont leur propre ordre du jour et leurs propres priorités. La Décennie est un outil servant à promouvoir ces objectifs. Nous avons créé une opportunité, mais il ne s’agit que d’un premier pas. C’est maintenant que le travail difficile commence. Nous avons maintenant besoin d’un changement positif pour les personnes pratiquant l’agriculture familiale au cours de cette décennie. » — Auxtin Ortiz, Forum rural mondial

Le vote de l’Assemblée générale des Nations Unies en faveur de la Décennie des Nations Unies pour l’agriculture familiale (DNUAF) visait à susciter un nouvel élan politique en faveur des exploitations pratiquant l’agriculture familiale. Les membres de l’ILC, y compris les Coalitions nationales pour l’accès à la terre et les organisations intergouvernementales comme le FIDA et la FAO, sont de ceux qui font connaître l’existence de ces producteurs vitaux sur la scène internationale. Avec l’aide de l’ILC, par le biais de trois plateformes régionales, les membres plaident et œuvrent ensemble en faveur de la mise en œuvre du Plan d’action de la Décennie. Cette collaboration fructueuse entre les membres et leurs partenaires a contribué à l’approbation de sept plans nationaux relatifs à la DNUAF en République dominicaine, en Gambie, en Indonésie, au Pérou, au Costa Rica, au Népal et à Panama.

Fin 2020, 19 plateformes SNE s’étaient engagées dans la DNUAF et sept pays avaient adopté des politiques favorables à l’agriculture familiale grâce à ces efforts conjoints.

LE DROIT À LA TERRE ET UNDROP

L'International Land Coalition et l'Académie de Genève ont élaboré un manuel facile à utiliser pour les membres de l'ILC et la communauté foncière au sens large sur la façon dont nous pouvons assurer la mise en œuvre de l'UNDROP. C'est aussi un outil pour s'assurer que le droit à la terre est présent dans les stratégies visant à atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) et dans la Décennie des Nations Unies pour l'agriculture familiale.


De terres abandonnées à l’agriculture urbaine

Histoire d'un membre

« J’espère que ce que nous faisons aura une incidence à long terme, même si ça risque de prendre fin à un moment donné. On pourrait faire tellement de choses sur les terres publiques inusitées ; j’aimerais tellement que la ville s’en rende compte ! »

En Italie, comme dans de nombreuses autres régions du monde, l’industrie et le développement immobilier exercent d’importantes pressions sur les terres agricoles. Une organisation va à l’encontre de cette tendance : Lentamente Cooperativa Agricola, une coopérative sociale agricole, membre de l’ILC, qui a donné une nouvelle vie à des terres publiques abandonnées dans la région, par le biais d’activités agricoles sociales menées en collaboration avec la communauté locale.

« Les propriétaires terriens préfèrent généralement conserver leurs terres, même s’ils ne les utilisent pas, juste parce qu’ils attendent que quelqu’un les achète pour construire un parking ou une résidence. Le rendement financier potentiel est plus important », explique Donato De Marco, fondateur de Lentamente.

Étude de cas

Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires — conserver le caractère central des droits fonciers au sein des systèmes alimentaires durables

La terre est l’un des éléments fondamentaux des systèmes alimentaires, de la production à la gestion des déchets. L’ILC a déployé de nombreux efforts pour s’assurer que les résultats du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires mettent suffisamment l’emphase sur le caractère central de la terre dans les futurs systèmes alimentaires durables. L’ILC a coorganisé deux réunions préparatoires régionales pour sensibiliser le grand public sur le Sommet et sur les raisons justifiant la place de choix occupée par les questions foncières dans les discussions du Sommet.

Avec nos partenaires, nous avons organisé trois dialogues régionaux indépendants, mobilisant un total de 280 spécialistes des droits fonciers de nos réseaux respectifs, dans le but de recueillir des idées et solutions potentiellement radicales et systémiques à apporter au Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires.

En parallèle, l’ILC continue de travailler avec la piste d’action no 4 du Sommet : « promouvoir des moyens de subsistance équitables », et a officiellement enregistré un engagement auprès du Sommet de continuer à travailler sur les questions foncières dans l’instauration de systèmes alimentaires durables.

L’ILC a présenté cinq solutions au Sommet

Une approche axée sur les droits humains

La mise en place de systèmes alimentaires durables commence avec le respect, la protection et la réalisation des droits des personnes qui vivent de la terre.

Le rééquilibrage du pouvoir

Lutter contre les normes et pratiques culturelles discriminantes, qui font obstacle à l’égalité entre les genres en matière d’accès et de contrôle des terres et à la participation des femmes à la prise de décisions sur les systèmes alimentaires locaux.

Transparence et responsabilisation

Éviter « l’agriculture sans agriculteurs » et la corporatisation de l’agriculture en renforçant la transparence et la redevabilité des investissements fonciers, tout en s’assurant que la valeur sociale et environnementale de la terre est priorisée.

Protection de l’accès aux terres communes

Dans le cadre de la sécurisation des systèmes alimentaires des communautés locales, y compris la reconnaissance des populations pastorales comme productrices de denrées alimentaires.

Reconnaissance des droits autochtones

Reconnaître les territoires des peuples autochtones et leurs systèmes coutumiers de gouvernance foncière, de même que leur contribution à l’atténuation du changement climatique, et restaurer les écosystèmes.

Téléchargez les rapports de dialogue ici.

Le directeur de l’ILC, Mike Taylor, est l’un des champions du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires, ce qui témoigne d’une reconnaissance du réseau tout entier pour ses travaux sur les systèmes alimentaires et fonciers. L’ILC a déployé des efforts pour assurer que la centralité de la terre fasse partie intégrante des priorités du Sommet, de ses résultats et des travaux connexes, y compris via la rédaction d’un éditorial conjoint avec l’Envoyée spéciale du Sommet, Dr Agnes Kalibata, intitulé « Land rights for small producers: a critical solution to the world’s food systems » (Droits fonciers pour les petits producteurs : une solution critique pour les systèmes alimentaires mondiaux).

AVIS : Les droits fonciers des petits producteurs : une solution essentielle aux systèmes alimentaires mondiaux

Envoyée spéciale du Sommet, Dr Agnes Kalibata et directeur du Secrétariat de l'ILC, Michael Taylor

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LES MEMBRES DE L'ILC FONT UN TRAVAIL INCROYABL

VOICI QUELQUES BONNES PRATIQUES DES TROIS DERNIÈRES ANNÉES

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#Agriculture Familiale #Gestion des connaissances et des informations #Politique foncière et dialogue multipartite #Assistance et autonomisation juridiques et accès la justice #2. Solidité des systèmes agricoles de petite échelle #8. TRANSPARENCE ET L’ACCESSIBILITÉ DE L’INFORMATION #4. DROITS FONCIERS ÉQUITABLES ENTRE HOMMES ET FEMMES #Asia #Droits fonciers #Changement climatique #India #Agriculture familiale #Autonomisation de la communauté #Natural resource management #Multistakeholder processes #Transparency #Women's Land Rights

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